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Thomas Baines, peintre explorateur britannique

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Portrait de Thomas Baines, vers 1860 (1820-1875)

(Source : Wikimedia Commons)

 

Thomas Baines est un peintre britannique qui accomplit de nombreux voyages d'exploration.

Il naît le 27 novembre 1820 à King's Lynn, dans le comté de Norfolk, en Angleterre, et décède le 8 mai 1875 à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud.

Très jeune, il se passionne pour la peinture qu'il apprend auprès d'un maître artiste peintre.

Fils d'un capitaine au long cours, il manifeste rapidement un tempérament épris d'aventure. À vingt-deux ans, il quitte l'Angleterre pour l'Afrique du Sud et travaille en tant que portraitiste au Cap (Cape Town), capitale de la colonie du Cap sous  pavillon britannique.

Pendant la Huitième Guerre de frontière, il devient peintre de guerre officiel pour l'Armée britannique. 

Il visite l'Afrique australe et l'Australie et imprègne ses œuvres d'une pénétrante observation de la vie coloniale. 

De 1855 à 1857, Thomas Baines accompagne l'explorateur Sir Augustus Charles Gregory lors d'une expédition, commanditée par la Royal Geographical Society, à travers le nord de l'Australie en tant qu'artiste officiel et magasinier. Il peut ainsi mettre son art, ainsi que son vif intérêt pour la faune et la flore, au service de son pays.

En 1858, Thomas Baines se joint au médecin, missionnaire et explorateur écossais David Livingstone pour effectuer une expédition le long du Zambèze, fleuve d'Afrique australe.

En 1861, Thomas Baines voyage avec James Chapman, explorateur et photographe sud-africain, dans le sud-ouest de l'Afrique. Pendant cette expédition, Thomas Baines écrit au jour le jour les récits de ce périple dont il trace les grandes lignes et décrit la complexité du territoire exploré, encore relativement inconnu, à l'aide de ses textes, de ses peintures et aussi de photographies grâce à une caméra stéréoscopique dont c'est la première utilisation lors d'une expédition. Ce livre est publié sous le titre : Baines' Explorations in South-West Africa.

En 1869, Thomas Baines dirige l'une des premières expéditions de prospection d'or au Mashonaland, dans le nord du Zimbabwe, en Afrique australe.   

Thomas Baines est Membre de la Royal Society et de la Royal Geographical Society de Londres.

 

Bibliographie :

. Liverpool in 1859 par Thomas Baines (1859)

. Lancashire and Cheshire, Past and Present (1868)

. Voyage dans le sud-ouest de l'Afrique ou Récits d'explorations faites en 1861 et 1862 depuis la baie Valfich jusqu'aux chutes Victoria par Thomas Baines (traduit et abrégé par J. Belin de Launay, Hachette, 1869) 

. Journal of residence in Africa, 1842-1853 par Thomas Baines (Éditions R. F. Kennedy, 1961-1964)

. Exploration de Baines dans le sud-ouest de l'Afrique (publié en 1964).

 

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Thomas Baines (Autoportrait à 38 ans)

(Source : Wikimedia Commons)

 

(Sources biographiques :

. Wikipédia

https://www.suninternational.com/ )

 

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Dans mes Albums d'Arts :

 

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Baobab Tree, South Africa (1861) par Thomas Baines

(Source : Wikimedia Commons)

 

Baobab Tree, South Africa (1861) par Thomas Baines

 

Imposant, majestueux, ce baobab laisse le soleil et la luminosité du ciel filtrer entre ses branches gigantesques dont le feuillage abondant ne parvient pas à ombrager et apaiser la terre brûlante.

Un convoi fait une halte près du tronc colossal. Hommes, animaux et chariots semblent écrasés par l'immensité de l'arbre indifférent  à cette expédition qui ne trouble pas le calme acquis tout au long des siècles de son existence.

Gerald E. Wickens écrit que le plus célèbre de tous les artistes ayant peint des baobabs est Thomas Baines. Parmi ses quatre mille peintures et croquis, le baobab reste un élément remarquable.

Les écologistes et les géomorphologues de l'Afrique du Sud et du nord-ouest de l'Australie ont utilisé les peintures et dessins de Thomas Baines pour observer les changements de la végétation ou la désertification durant les cent cinquante dernières années. (The Baobabs Pachycauls of Africa, Madagascar and Australia  par Gerald E. Wickens, éditions Springer Science et Business Media, 2008).

 

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Photographie du site touristique "Baines' Baobabs" en mai 1998.

Parc national Nxai Pan, au Bostwana (Afrique australe).

(Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Ralf Ellerick)

 

Thomas Baines, lors d'une expédition en Afrique australe, peint un groupe de sept baobabs devenus célèbres sous l'appellation des Baines' Baobabs (ci-dessus une photographie du site qui les abrite).  

Le parc national Nxai Pan, au Botswana, reconnaît l'importance de ces Baines' Baobabs dominant une petite île sur le bord de la KudiKum Pan car ils sont une véritable attraction touristique.

Thomas Baines écrit que ces baobabs aux troncs épais produisent des fruits, connus dans certains milieux sous l'appellation "pain de singe", aux qualités médicinales [car ils sont très riches en vitamine C et antioxydants]. Leurs branches dispensant un magnifique ombrage et l'avantage d'une cueillette providentielle de fruits aux vertus thérapeutiques dotent les baobabs d'attraits réellement mémorables.

Sources :

https://www.jenmansafaris.com/fr/

https://www.suninternational.com/stories/travel/ 

.  Southern Africa: South Africa, Namibia, Botswana, Zimbabwe par Martin Gostelow et Bernard Joliat (Hunter Publishing, Inc, 2000).

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Victoria Falls (Chutes Victoria), 1865, par Thomas Baines

(Source photographique : Wikimedia Commons)

 

Victoria Falls (Chutes Victoria), 1865, par Thomas Baines

 

Les remarquables chutes Victoria, d'une hauteur de 108 mètres, magnifient le cours du fleuve Zambèze aux confins du Zimbabwe et de la Zambie, en Afrique australe. À l'extrémité ouest des chutes Victoria se trouve la ville de Victoria Falls, au Zimbabwe.

Les chutes Victoria déferlent telles de gigantesques cascades que l'on imagine rugissantes le long des falaises ocre et rousses dominant le Zambèze. En accueillant ces superbes chutes, le fleuve s'enorgueillit de ce caprice de la Nature et accepte de conserver quelques rides troublant sa surface.

Sur les bords du Zambèze, les arbres s'inclinent, inexorablement attirés vers la tumultueuse puissance des chutes Victoria.

 

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Herd of buffaloes chased across the Macloutsie River (1871) par Thomas Baines

(Bande de buffles chassés traversant le fleuve Macloutsie)

(Source photographique : Wikimedia Commons)

 

Herd of buffaloes chased across the Macloutsie River (1871) par Thomas Baines

(Bande de buffles chassés traversant le fleuve Macloutsie)

 

Au Botswana*, en Afrique australe, Thomas Baines peint une bande de buffles pourchassés traversant à la nage le fleuve Macloutsie.

Au premier plan, les buffles en tête du troupeau se hissent sur la berge. Les corps lourds des bêtes affolées peinent à s'extirper du fleuve, provoquant un énorme raz-de-marée de têtes aux longues cornes arquées, d'échines et de reins.

Les buffles, en très grand nombre, forment un troupeau gigantesque à l'aspect flou qui semble s'allonger à l'infini, par-delà le fleuve Macloutsie, sous un ciel bleu parsemé de nuages blancs.

Les nuances de sable et d'ocre dominent dans ce paysage à l'herbe asséchée, où l'eau du fleuve reflète ces mêmes couleurs, malgré les arbres qui tentent d'apporter un démenti à cette vision de sécheresse.

 

* Le Botswana, devenu protectorat britannique en 1885 sous le nom de Bechuanaland, obtient son indépendance en 1966 dans le cadre du Commonwealth.

  

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Wagon Crossing a Drift - Natal (1874) par Thomas Baines

 (Chariot traversant le courant à Natal)

 (Source photographique : Wikimedia Commons)

 

Wagon Crossing a Drift - Natal (1874) par Thomas Baines

(Chariot traversant le courant à Natal)

 

Un chariot vert, bâché de blanc, traverse un cours d'eau à Natal qui, lorsque Thomas Baines réalise cette toile, en 1874, est une colonie britannique d'Afrique du Sud.

Sur une des berges se détache orgueilleusement un strelitzia, arbuste appelé aussi oiseau de paradis à cause de ses grandes fleurs, élégantes et colorées, rappelant le paradisier qui vit en Nouvelle-Guinée. 

 

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Paradisier petit-émeraude

(Paradisier ou oiseau de paradis)

(Source : Wikimedia Commons.

Auteur de la photographie : Rex)

 

 

 

 

Un homme conduit avec flegme un troupeau d'une douzaine de bovidés liés deux par deux à l'aide de jougs posés sur leur nuque. La traversée de la rivière se déroule paisiblement. Des autochtones observent avec curiosité le convoi tandis qu'un personnage s'affaire près du chariot dont le conducteur discute avec un passager.

Thomas Baines s'est complu à magnifier les diverses couleurs de chacune des bêtes, leur reflet dans l'eau limpide de la rivière et la verdure éclatante. À l'arrière-plan, des maisons et des blocs de pierre se noient dans un flou s'unissant au ciel parsemé de nuages. Le contraste de la luminosité des couleurs brillantes et vives des deux-tiers de la toile et l'opacité de l'arrière-plan est saisissant.    

Source : https://grahamlesliemccallum.wordpress.com/ 

 

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Commentaires

  • Je trouve surprenant, et plus encore prodigieux, que les scientifiques et écologistes en charge d’étudier l’évolution du climat puissent avoir besoin de recourir à l’art, au travers des peintures et dessins de Baines, pour étayer leurs études et opinions…

    Je me plais à rêver qu'un jour, l'un de mes dessins hyperréalistes traverse les décennies et ... ?!

  • Pourquoi ne serait-ce pas l'heureux destin vers lequel s'acheminent vos sublimes dessins hyperréalistes ?

    Je ne citerai pas, pour ne pas gêner votre modestie, les Maîtres dont les rapides mais intemporelles esquisses -bien loin d'avoir nécessité les nombreuses heures que vous dédiez à vos oeuvres- survivent pour maints siècles encore...

  • Bonjour, Océane.

    Depuis quelques jours, je viens et reviens régulièrement vers votre article si intéressant, et m’attarde à cette peinture « Wagon Crossing a Drift ». Avec bien à l’esprit la description que vous en avez rédigée, je consulte sur Wikipedia l’image en taille réelle pour bien en percevoir tous les détails et ainsi tenter de mieux comprendre la scène que Thomas Baines a peinte.

    Oui, la traversée de la rivière paraît se dérouler paisiblement. En y regardant de plus près, l’on s’aperçoit même que le convoi semble à l’arrêt, les pattes des bovidés ne montrant aucun mouvement. Vous avez raison, cela ne perturbe pas l’homme qui conduit l’expédition, arrêté lui aussi, stoïque, effectivement flegmatique.

    Puis, mon attention se porte longuement sur ce personnage qui s’affaire, seul, penché près de la grande roue arrière, peut-être observé par le passager du chariot qui paraît tourner légèrement la tête vers lui. Je cherche en vain à savoir ce qu’il fait, pourquoi il se penche : l’on remarque en effet qu’il agrippe à deux mains une lourde chaîne accrochée à la roue, paraissant passer – tendue - sous le chariot… Manœuvre-t-il un frein – improvisé ? - afin de permettre au convoi de descendre sans heurts dans le lit de la rivière ? Nulle part sur Internet je n’ai trouvé d’explication à ma question ! Qu’en pensez-vous ? Mon raisonnement vous paraît-il plausible ?

    Je remarque aussi qu’à l’horizon, au-dessus du chariot, un autre convoi s’approche… Il ne faut donc pas tarder à traverser la rivière !

  • Votre regard d'artiste sait déceler des détails -certes très importants- invisibles pour des yeux moins avertis.

    J'ai aussitôt recherché quelle pouvait être l'utilité de cette chaîne. Des pierres polies par le courant risqueraient-elles de provoquer le renversement du chariot ? La fragilité des roues ne supporterait-elle pas cette hasardeuse traversée? Les roues arrière pourraient-elles se détacher ? La chaîne ne va-t-elle pas les bloquer à un certain niveau ? Votre question soulève beaucoup d'autres interrogations très techniques !

    Mais, en effet, je pense que votre raisonnement est bien exact et que l'homme effectue cette manoeuvre afin que la chaîne fasse office de frein.

    Merci infiniment pour l'intérêt et l'attention que vous portez à ces toiles et pour l'honneur que vous faites à ce blog en commentant ses articles de façon si passionnante.

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