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  • Gilbert Bordes, l'écrivain-luthier, romancier de l'Histoire et de la ruralité

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    Gilbert Bordes lors du "Livre sur la Place", à Nancy, en 2011

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Ji-Elle)

     

    Gilbert Bordes, écrivain français, est né en 1948 à Tulle, dans la Corrèze. Sa jeunesse se déroule à Orliac-de-Bar (Corrèze). Il est actuellement installé dans la région parisienne. Son épouse est professeur de français et de latin.

    Tout d'abord instituteur, puis journaliste et chroniqueur radio, il se consacre ensuite à l'écriture et à une autre de ses passions, la lutherie.

    Gilbert Bordes est un romancier qui excelle à faire pénétrer le lecteur dans la vie et l'âme des familles de nos campagnes, âprement jalouses de leur sensibilité, de leurs émotions qu'elles cachent souvent sous des apparences rugueuses et dures.

    Le talent de cet écrivain est tel qu'il lui permet aussi bien d'entraîner le lecteur au cœur de poignants sujets de la société contemporaine que dans une comédie de mœurs lorsqu'il ne l'attire pas dans l'un de ses romans historiques.

    Après la disparition de "l'École de Brive" -courant contemporain du roman de terroir- dont ils étaient membres, Gilbert Bordes et trois autres écrivains, Claude Michelet, Jean-Guy Soumy et Yves Viollier, créent la "Nouvelle École de Brive" qui aborde tous les sujets. Leurs personnages ne sont pas fixés dans leur terroir mais se transportent sur tous les continents.

    Plusieurs des livres de Gilbert Bordes ont été adaptés pour la télévision.

    Concernant sa passion pour la lutherie, il écrit :

    "J'ai construit mon premier violon quand j'avais douze ans. Depuis, je cherche une voix de lumière entendue dans une autre vie. Tout nouvel instrument s'en rapproche un peu plus sans jamais l'atteindre." (Gilbert Bordes)

    Sites : http://gilbertbordes-luthier.fr/

               https://www.youtube.com/

               http://blog.radioclassique.fr/olivierbellamy 

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    Œuvres :

     

    1981. Beauchabrol (Jean-Claude Lattès ; 1990, Lucien Souny) 

    1983. Barbe d'Or (Jean-Claude Lattès ; 1992, Lucien Souny)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français

    1989. L'Angélus de minuit (Robert Laffont)

    1990. Le Roi en son moulin (Robert Laffont)

    1991. La Nuit des hulottes (Robert Laffont). Prix RTL-Grand Public, 1992. Grand Prix littéraire de la Corne d'Or limousine, 1992

    1992. Le Porteur de destins (Seghers). Prix des Maisons de la presse, 1992

    1993. Les Chasseurs de papillons (Robert Laffont). Prix Charles-Exbrayat, 1993

    1994. Un Cheval sous la lune (Robert Laffont)

    1994. Le Chat derrière la vitre. Nouvelles (L'Archipel)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français

    1995. Ce Soir, il fera jour (Robert Laffont). Prix Terre de France, La Vie, 1995

    1996. L'Année des coquelicots (Robert Laffont)

    1997. L'Heure du braconnier (Robert Laffont)

    1997. Rentrées des classes (Robert Laffont)

    1998. La Neige fond toujours au printemps (Robert Laffont)

    1998. L'Or du temps (collab., Robert Laffont)

    1999. Les Frères du diable (Robert Laffont)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français

    1999. Un Jour de bonheur (Robert Laffont)

    2000. Lydia de Malemort (Robert Laffont)

    2001. Le Silence de la Mule (Robert Laffont)

    2001. Dernières Nouvelles de la Terre (Anne Carrière)

    2001. Des Maisons au cœur (Robert Laffont)

    2002. Le Voleur de bonbons (Robert Laffont)

    2002. Lumière à Cornemule (Robert Laffont)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français

    2003. Des Enfants tombés du ciel (Robert Laffont)

    2003. Une Vie d'eau et de vent (Anne Carrière)

    2004. La Couleur du bon pain (Robert Laffont)

    2005. Les Colères du ciel et de la terre (Robert Laffont)

                 1. La Montagne brisée 

                 2. Le Dernier Orage

    2006. Juste un Coin de ciel bleu (Robert Laffont)

    2006. Les Âmes volées (Fayard)

    2006. Et l'Été reviendra (Robert Laffont)

    2007. Nous irons cueillir les étoiles (Robert Laffont) gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français,gilbert bordes écrivain-luthier,la disparue de saint-sauveur par gilbert bordes,barbe d'or par gilbert bordes,massif des monédières,la rivière vimbelle dans la corrèze

    2007. La Peste noire (XO) 

                 1. La Conjuration des lys

                 2. Le Roi chiffonnier

    2008. La Malédiction des louves (Robert Laffont)

    2009. Les Enfants de l'hiver (XO Éditions)

    2010. Les Secrets de la forêt (Robert Laffont)

    2010. La Maison des Houches (Belfond)

    2011. Le Chant du papillon (Belfond)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français,gilbert bordes écrivain-luthier,la disparue de saint-sauveur par gilbert bordes,barbe d'or par gilbert bordes,massif des monédières,la rivière vimbelle dans la corrèze

    2011. Le Cri du goéland (Belfond)

    2012. Le Barrage (Belfond)

    2012. La Tour de Malvent (Belfond)

    2013. La Rebelle des sentiers de Lure (Belfond)

    2013. Un Violon sur la mer (XO)

    2014. La Mémoire au cœur (Belfond)

    2015. Les Vents de la liberté (XO)

    2015. La Disparue de Saint-Sauveur (Belfond)gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français,gilbert bordes écrivain-luthier,la disparue de saint-sauveur par gilbert bordes,barbe d'or par gilbert bordes,massif des monédières,la rivière vimbelle dans la corrèze

    2016. L'Enfant de Loire (Belfond)

     

    (Source bibliographique : Wikipédia)

     

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    Dans mes Carnets de Lecture :

     

    gilbert bordes écrivain,gilbert bordes écrivain français,gilbert bordes écrivain-luthier,la disparue de saint-sauveur par gilbert bordes,barbe d'or par gilbert bordesBarbe d'Or par Gilbert Bordes. Roman (Lucien Souny, 1992)

    "Les amours d'enfance laissent des traces au cœur des êtres...

    Hélène a aimé Barbe d'Or. Après son départ, elle épousera un notaire de Tulle, mais le retour de l'artiste va ranimer la flamme à peine enfouie. Barbe d'Or s'endette, s'entête et s'alcoolise chaque jour [...]

    Qu'adviendra-t-il de La Chamenade, cette terre enviée malgré la malédiction sourde dont elle est porteuse ? Qu'adviendra-t-il de ces êtres pétris de passions muettes dans un décor magique ? Aucun doute : le retour de Barbe d'Or met le feu aux poudres..." (Extrait de la quatrième de couverture)

     

    "Gilbert Bordes a trouvé sa voie dans le roman. C'est maintenant un chartreux de la plume au style monacal et sobre. Les paysages de la Corrèze constituent le cadre et l'écrin pour des personnages agités par des passions secrètes." (Éditions Lucien Souny) 

     

    "Certaines terres sont maudites. Elles distillent leur venin à ceux qui les approchent, détruisent ceux qui les convoitent ou les possèdent. [...]

    Te souviens-tu de la première fois que nous avons vu le hameau ? Nous étions entre Tulle et Naves. Un cirque immense, bleu, caché derrière les Monédières... Au milieu un éperon raide, droit entre deux rivières. C'était Saint-Laurent. Planté au-dessus des précipices, avec des pentes que les paysans d'autrefois avaient taillées en escaliers.

    Là nous attendait la belle et maléfique Chamenade. Je l'ai achetée sans écouter cette vieille paysanne ratatinée, la Maurine, qui m'a dit : "Le mauvais œil est sur ce domaine... Il ne faut pas rire : c'est ainsi depuis toujours !" J'ai cru qu'elle voulait me décourager avec cette superstition de paysan.

    Le soleil m'avait un peu grisé. Pour arriver ici, on avait suivi la route en lacets entre deux précipices. Un véritable manège... Deux cigales évadées du Midi chantaient sur un vieux noyer... Il en vient parfois butter contre les pentes de Saint-Laurent, les étés chauds... Elles donnent aux soirées quelque chose qui n'existe pas ailleurs." (Extrait) 

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    Le sud du massif des Monédières (Corrèze)

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Babsy)

     

    Au rythme de récits écrits sur un cahier tenu par le père de Barbe d'Or, narration destinée à son fils qu'il aime d'un amour exclusif, étouffant, récits où le vieil homme décrit sa solitude, ses souffrances et l'espoir du retour de son enfant, Gilbert Bordes fait partager au lecteur la vie des paysans, leur attachement au travail de la terre, et parfois leurs projets tortueux pour reprendre possession de propriétés perdues par leurs ancêtres.

    Les gens de Saint-Laurent sont décrits en termes extrêmement imagés. Parmi eux, les plus jeunes haussent les épaules quand les aïeux tentent de redonner vie aux croyances ancestrales ou évoquent la malédiction de la Chamenade. Cependant Barbe d'Or est de retour.

    "Il n'est plus cet adolescent fragile qui roulait dans les herbes avec Hélène. Le voilà homme, le visage large, auréolé de la lumière de sa barbe et de ses cheveux..."

    Barbe d'Or a allumé toutes les lampes de la maison de maître du domaine de la Chamenade. Au pied de l'escalier, il joue du violon à la nuit.

    Son père, "M. Wulrich ne croyait pas à ce prodigieux talent et disait ouvertement qu'il s'agissait d'une aptitude tout à fait ordinaire. Seuls les paysans et les oiseaux de Saint-Laurent pensaient le contraire..."

    "Là-haut, devant les lumières, l'ombre mêlée de l'homme et du violon s'anime. Les insectes se taisent. La lune s'arrête, se coince entre deux nuages. Le bruit du ruisseau de Vidié disparaît. [...] La nuit se gonfle d'une musique transparente, gaie, légère, énorme, puissante, aérienne, une musique qui n'en finit pas de vibrer, d'imprégner l'air, d'illuminer la nuit. Elle saute d'une note à l'autre, cabriole des graves aux aigus puis pleure, pleure avec une justesse que personne ne saurait expliquer. Un chant comme on croyait qu'un violon ne pouvait pas en faire, une mélodie qui coule mieux que l'eau de la Vimbelle, plus douce qu'un fruit de septembre et parfois aussi amère que ces pommes "Belles de Juillet" très grosses et mûres à la saison des foins, en même temps que les dernières cerises." (Extrait)

     

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    La Vimbelle, rivière de la Corrèze, au lieu-dit La Moune

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Avocat jean)

     

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    Lumière à Cornemule par Gilbert Bordes. Roman (Éditions Robert Laffont, 2002)

    "Il y a tout juste un siècle [...], les huit cents habitants de Cornemule, gros bourg corrézien, ne s'éclairent qu'à la chandelle et à la lampe à pétrole, et s'en trouvent fort bien. Or voici qu'à l'approche des élections municipales, le maire, Valentin Lescure, proclame : "Je vais être celui qui fait briller le soleil à minuit."

    L'électricité à Cornemule ! On s'émeut, on tremble : les vaches vont crever, les hommes perdre leur virilité, etc. Mais on n'arrête pas le progrès et, un beau soir, la lumière jaillit sur la place. Les jours suivants, cette lumière révèle la vie nocturne, demeurée secrète, du village. Scandale ! Et, pour couronner le tout, un mal mystérieux se répand... Maître Béranger, l'ancien maire, et le fabricant de chandelles prennent la tête de la révolte.

    Voici une très puissante comédie, un tableau, toujours exact, de la France profonde, cet univers sincère et heureux que Gilbert Bordes connaît comme sa poche." (Extrait de la quatrième de couverture)

     

    "Il pesait pas loin d'un quintal et demi et, dans les fermes où il se rendait parfois, les maîtresses de maison lui proposaient les gros bancs de chêne afin d'épargner les rares chaises qu'elles ne sortaient que pour les visiteurs de marque.

    - Je le tiens ! répéta-t-il en serrant les poings.

    En parlant ainsi, il désignait Maître Maxime Béranger, le notaire, et ancien maire qu'il avait battu aux précédentes élections. Maire de Cornemule depuis l'âge de trente ans, Maître Béranger avait pris la succession de son père et considérait la mairie comme un bien familial. Son échec affecta beaucoup cet homme sensible qui refusa de s'estimer battu. Procédurier, il put démontrer certaines irrégularités dans le déroulement du scrutin, des babioles selon Lescure, mais qui avaient conduit le préfet à annuler l'élection de 1902. Tout était donc à refaire et le notaire retrouvait l'espoir de reprendre son fauteuil. La date du nouveau scrutin avait été fixée au 28 septembre 1903, après les grands travaux d'été pour ne pas risquer une abstention massive compréhensive dans cette campagne pauvre où les maigres biens dispensés par la terre avaient plus d'importance que l'occupant de la mairie. Valentin Lescure et son équipe, n'ayant pas été mis en cause dans les irrégularités dénoncées, conservaient l'administration de la commune sous tutelle préfectorale, ce qui ne gênait pas le maire : "Le préfet est comme les autres ! disait-il à ses conseillers. Il faut lui apporter quelques jambons, des œufs frais, un poulet chaque dimanche et il ne peut rien refuser !"

    Il redoutait cependant que la victoire ne lui échappât. Pour cette raison, il avait cherché pendant longtemps une idée, une réalisation qui marqueraient ses contemporains [...]. Il pensa [...] à agrandir l'école des filles, puis se dit qu'on lui reprocherait une dépense inutile : les filles n'avaient pas besoin de confort pour apprendre à lire et à compter, elles n'en auraient pas plus tard dans leurs fermes. Il imagina ensuite acheter la maison qui se trouvait à droite du presbytère et était inhabitée, pour la transformer en bain public, endroit où les Cornemulois auraient pu se laver avec de l'eau chaude. Il abandonna aussi cet élan en faveur de l'hygiène ; ses concitoyens qui ne se lavaient pas dix fois tout au long de leur vie n'auraient pas compris qu'il dépensât autant pour du superflu."

    Le maire veut faire "amener l'électricité à Cornemule" :

    "L'électricité ! [...] cette chose sans corps, invisible et menaçante, cette invention diabolique avec sa lumière qui rendait fou. L'électricité, pire que la peste, qui menaçait les hommes de maux tels qu'on ne pouvait en imaginer l'horreur ! C'était insensé, comme si, du jour au lendemain, on décidait de planter les poireaux la racine à l'air."

     

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    La foudre fut la première manifestation visible de l'électricité

    pour les humains dans la nature.

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : C. Clark)

     

    Les Cornemulois ne parlaient plus que de "la lélectricité", cette catastrophe, cette calamité, qui allait certainement tout stériliser : leurs terres, leurs femmes, et pis que tout, leurs animaux ! Savez-vous que le meunier de Bellefond qui a fait installer la lumière, cette chose immonde avec ses milliers de bêtes qui courent dans des fils suspendus partout, eh bien, ce meunier a eu un enfant qui, au lieu d'apprendre à parler, s'est mis à braire comme sa mule ? 

    Un livre hilarant où les opposants à la science, aux avancées techniques et aux inventions qu'ils accusent de mettre en péril leur santé, leur entreprise, leurs biens, se heurtent au maire de Cornemule prêt à toutes les audaces pour sa réélection. 

     

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    Le Voleur de bonbons par Gilbert Bordes. Roman (Robert Laffont, 2002)

    "Douze ans, pas franchement beau, il ne fiche rien à l'école. À l'occasion, il chaparde. "On n'en fera jamais rien", se lamente sa grand-mère. Tout le village est bien de cet avis.

    Il s'appelle Matthieu. Arrive Marion. Ils ont le même âge. Lui, éclatant de santé ; elle, gravement malade : leucémique. Pour lui faire plaisir, pour amener un sourire sur ses lèvres pâles, il lui fait des cadeaux : une pochette-surprise, des bonbons, un stylo en or, un collier, un briquet - tous volés, bien sûr - : leur trésor. Et parce que Marion lui a dit qu'elle se sentait mieux lorsqu'elle avait communié, un jour il va trop loin. Le ciboire et les hosties consacrées disparaissent. Scandale !

    Cinq années dans un centre d'éducation surveillée, et Matthieu est libre. [...]" (Extrait de la quatrième de couverture)

     

    "Matthieu Moncet naquit le 12 avril 1948, à Lachaud, un hameau de deux maisons de la commune de Peyrolles, près de Tulle, en Corrèze. Un petit laideron que l'on surnomma vite le Têtard à cause de sa grosse tête ronde, ses oreilles décollées, ses yeux globuleux. Il n'avait pas trois ans que sa mère fut emportée par une leucémie en quelques mois d'une souffrance atroce. Matthieu fut élevé par sa grand-mère, Pauline, une forte femme à la voix rude et aux gestes brutaux. Son grand-père, le vieux Gustave, la laissait parler et se rendait dans ses champs avec une nonchalance mesurée. [...] 

    Matthieu était un enfant difficile. Pauline avait beau lui flanquer de magistrales fessées, l'enfermer à la cave, rien n'y faisait. À l'école, Mme Pelletier ne cherchait plus à le faire travailler. Matthieu n'était pas bête, mais refusait la contrainte et dissipait la classe. Le curé Brissac, un homme d'autorité, disait que le garnement avait mauvais fond, que son âme était aussi laide que sa figure. Matthieu avait pourtant un don : il chantait merveilleusement bien. Il était capable de répéter un air entendu une seule fois et inventait des mélodies qui ravissaient tout le monde. [...]

    Les années passèrent. Pauline avait espéré que Matthieu grandirait en sagesse, mais le garçon restait toujours aussi dissipé et imprévisible. Il avait douze ans au printemps 1960 quand Marion arriva à Lachaud.

    Sa vie allait en être bouleversée... (extrait)

     

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    L'Enfant malade (1885-1886) par Edvard Munch

    (Source photographique : Wikimedia Commons)

     

    Le voleur d'hosties et de bonbons, aidé par un ancien militaire, autrefois professeur, qui vit en reclus dans sa roulotte pour d'obscures raisons, mène de front études et divers emplois, avec l'objectif, l'espoir, ou bien le rêve, de sauver Marion...

     

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    Et l'Été reviendra par Gilbert Bordes. Roman (Robert Laffont, 2006)


    "Le Chaumont, situé en bord de Loire, est le domaine familial et la fierté des Laurrière. Trois générations s'y côtoient et y vivent en quasi-autarcie, au beau milieu d'une merveilleuse nature : Albin, le patriarche bourru et amoureux de sa terre, sa sœur honnie, Margot, propriétaire du château, son fils Clément et sa famille. Si [Clément] a tout pour réussir, il souffre aussi d'une dévorante maladie : le poker. Une nuit, il perd deux millions d'euros à la table d'un cercle de jeux parisien. Très vite, ses biens sont hypothéqués et son couple se déchire... Mesurant les répercussions funestes de son acte, il traîne dans la capitale son dégoût de soi et sa honte. L'onde de choc se propagera jusqu'aux bords de la Loire : le revers de fortune du fils Laurrière va chambouler le microcosme familial et permettre de lever le voile sur des secrets de famille longtemps occultés.

    Et l'été reviendra est un roman au scénario diabolique, au suspense haletant et à la morale implacable. Entre parties de pêche et plongées dans les abîmes de l'âme humaine, Gilbert Bordes est au sommet de son art." (Éditions Robert Laffont. Extrait)

     

    "Le soleil couchant illumine la Loire ; des formes mouvantes s'enlacent, dansent, jouent sur le courant régulier. De sa chaise près de la table encombrée d'assiettes sales, Margot de Morlay vide d'un trait son verre qu'elle remplit de nouveau. La vieille femme repousse ses lourds cheveux gris, hume un instant l'haleine du fleuve. Geordeaux, son domestique, est parti en forêt avec ses chiens. C'est l'heure où le vin fait revive les fantômes de son immense château, la replonge dans un passé qui la hante toujours et remet à vif des haines vieilles de quarante ans.

    Son regard ne quitte pas le miroir de la Loire et la campagne environnante que découpe sa fenêtre. Les collines retrouvent leur calme, les ouvriers du Chaumont sont rentrés chez eux. Des tourterelles chantent.

    - Le Chaumont ! murmure Margot. Le domaine d'où viennent tous les malheurs et pour lequel on a commis les pires actes. Je le hais et pourtant je suis là, dans ce vieux château à faire front. [...]

    Sur sa droite, la Loire forme une large boucle autour du Chaumont avant de revenir frôler le château qui se dresse, imposant, sur sa butte. Devant elle, après le bosquet, les bâtiments du domaine entourent la cour pavée de la ferme où Margot jouait quand elle était enfant. Derrière la vaste maison de sa famille, les Laurrière, le moutonnement des collines se dore au soleil couchant."  (Extrait)

     

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    Le Château de Chaumont-sur-Loire par Raoul Dufy (1937)

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Frank Bird)

    Le lecteur s'engouffre dans l'enfer du jeu avec Clément, représentant de commerce, fils unique d'Albin Laurrière et neveu de Margot. "Clément montre une ardeur peu commune au poker, surtout quand il perd !" Sa femme, Fabienne, "professeur de français à Giens, suffit aux besoins de leurs deux enfants, Arthur et Manon". Clément ne pense qu'au jeu, à l'excitation qu'il lui procure "et que rien au monde ne peut remplacer. Un besoin de domination, de victoire sur le destin, de conquête, d'affrontement avec la certitude que le monde est à conquérir."

    Arthur et Manon, contrairement à leur père attiré par les tentations des grandes villes, ne sauraient vivre ailleurs que sur la terre de leurs ancêtres, où cinq générations ont travaillé avec obstination. "Après un déjeuner pris sur le coin de la table, Arthur saute sur son vélo où est attachée en permanence sa canne à pêche et pédale en direction de la Loire. Un bonheur intense coule en lui, remplit tout son être. Il va à la pêche, rien d'autre n'a d'importance. Il voudrait arrêter le temps.

    Manon, montée à cru sur l'immense Capucin, se tient au milieu du sentier entre les herbes. Arthur lui crie de s'éloigner. Le grand cheval tourne vers lui sa longue tête aux gros yeux globuleux pleins de douceur. Ce rare représentant de la race ardennaise n'accepte qu'une seule personne sur son dos, Manon, à qui il obéit en tout, et reste sourd aux ordres des autres."

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    Étalon de race ardennaise

    (Source photographique : Wikimedia Commons. Auteur : Marie-Claire)

     

    La complicité pimentée de chamailleries des deux enfants, l'affection du doux cheval Capucin, la beauté de la Loire nimbent d'instants de grâce ce roman où, entre folie, fantôme et lourds secrets, la plupart des personnages sont déchirés par les passions, la haine, l'avidité, la culpabilité...  

      

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    Les Enfants de l'hiver par Gilbert Bordes. Roman (XO Éditions, 2009)

    "Pendant la Seconde Guerre mondiale, le combat pour survivre de six enfants seuls dans les neiges glacées des Pyrénées

    Hiver 1943. "Les enfants ? Où sont les enfants ?" Les questions claquent dans le silence des Pyrénées. Des passeurs ont été capturés alors qu'ils tentaient d'évacuer six enfants de résistants vers l'Espagne. Ils ont juste eu le temps de cacher leurs protégés, et refusent de les livrer. Furieux, les SS les exécutent, mais les enfants restent introuvables. Bientôt transis, les SS renoncent aux recherches et décident de les abandonner au froid. Ils font sauter l'unique passerelle reliant le refuge à la vallée...

    Terrés dans une grotte, les enfants ont tout vu. Ils sont désormais prisonniers de la montagne. Les premières neiges viennent de tomber, l'hiver ne fait que commencer. Il va falloir s'organiser, trouver des vivres et du feu, surmonter les rivalités, bref se comporter en adultes.

    Mais ils ne sont que des enfants. Et dans le monde de l'enfance, les corps et les âmes sont plus fragiles. Comment vont-ils résister au froid, à la faim, au désespoir ? Fils ou fille de communiste, d'ouvrier ou de bourgeois, juif ou chrétien, ils devront s'entendre et dépasser leurs différences pour avoir une chance de survivre.

    Une histoire inoubliable d'entraide, d'amitié et de combat pour la vie, un roman d'une force bouleversante." (Quatrième de couverture)

     

    " - Les enfants, où sont les enfants ? 

    Une rafale de mitraillette crépite. La montagne l'amplifie. Puis le silence. Immense. Écrasant. Une femme crie. Des hommes parlent en allemand, aboient des ordres.

    - On veut les enfants !

    - Il n'y a pas d'enfants ! dit Loïc, dont les intonations du Midi chantent dans le silence revenu. Nous sommes montés ici comme chaque année pour prier la Vierge des neiges.

    - Ah bon ? vous priez ? Vous n'étiez pas à la tête des terroristes qui ont attaqué le convoi entre Foix et Vicdessos ? Huit de nos camarades ont été tués, quatre camions détruits avec le matériel qu'ils transportaient, et les enfants, hein, les enfants que vous avez enlevés, où sont-ils ?

    - Je ne sais pas de quoi vous parlez.

    - Les six enfants que nous transportions à notre centre de Toulouse. Tous fils de ceux que vous appelez des résistants... On sait que vous les avez emmenés ici pour les cacher en Espagne. Cela ne vous dit rien ?

    - Non.

    Loïc Stinger fait face, résigné. Des mèches grises bougent sur son crâne dégarni. Il n'a pas eu le temps de chausser ses lunettes et cligne des yeux vers de vagues silhouettes qui s'agitent devant lui. Pourtant, il garde la tête haute et joue la surprise avec une seule pensée : ne pas trahir la peur qui le dénoncerait." (Extrait)

     

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    Le Mont Valier dans les Pyrénées ariégeoises

    (Source photographique : Wikimedia Commons)

     

    Découvrons les six enfants des résistants : Joachim, très brun, "cheveux plaqués à la manière des adultes", porte d'épaisses lunettes et serre presque continuellement contre lui son étui à violon. Christophe, un savoyard, grand adolescent aux cheveux blonds frisés, est pourvu d'un visage osseux et d'un "regard incertain". Séverine, une blondinette de dix ans, visage maigre et longue chevelure toujours en désordre, tousse tout le temps, apitoyant les autres enfants. Matthieu, seize ans, au regard d'adulte, a des gestes lents et mesurés "inspirant confiance aux autres qui ont tant besoin de quelqu'un pour les diriger". Marie-Hélène est une jeune fille dévouée, mais "son expérience lui a appris à se méfier des garçons, à ne pas écouter leurs boniments et surtout à fuir ceux qui lui plaisent". Jeanne, une petite brune de quinze ans, aux cheveux courts, "au regard qui brûle", avec "une voix basse qui n'est pas ordinaire", se tient souvent un peu en retrait du groupe.

    Les enfants, cachés dans une grotte, assistent au massacre des résistants qui ont refusé de les livrer aux SS. Ils aperçoivent une chapelle et un refuge détruits par des explosifs ; le hangar où des provisions ont été déposées est probablement piégé, lui aussi. Les enfants sont désormais confrontés à la peur, aux souffrances de la petite tuberculeuse, Séverine, au froid et aux loups. Enfants craintifs, adolescents téméraires doivent maintenant faire face à leurs désaccords sur les décisions à prendre pour la survie de tous, aux jalousies, à la rivalité des aînés, enfin aux évènements dramatiques qui les ont séparés de leurs familles.

    J'ai dévoré ce livre... 

     

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    La disparue de Saint-Sauveur par Gilbert Bordes. Roman (Belfond, 2015)

    "Quatre heures du matin à Saint-Sauveur. Comme chaque jour, Jean Baltoret se lève pour aller préparer les dorés, ces brioches qui ont fait sa fortune. Dans la réserve, un bruit : c'est Anaïs, sa petite-fille de dix-huit ans. Elle titube, elle est saoule, une fois de plus. Jean et sa femme, Valérie, l'ont élevée après la disparition de sa mère, Marie, quelques jours après sa naissance. Une adolescente agréable apparemment sans problèmes, jusqu'à une date récente. Que s'est-il passé pour qu'elle se mette dans de tels états, refuse d'aller en cours, ait de mauvaises fréquentations et fuie ses meilleurs amis [...] ?

    L'inquiétude des grands-parents est d'autant plus grande que Jean reçoit des lettres de menace. [...] (Extrait de la quatrième de couverture) 

     

    "L'ancien village minier drapé de brume se dessine sous un ciel clair. Deux terrils barrent l'horizon et rappellent à Jean son enfance dans des rues grises de poussière, son père, gueule noire, sa mère toujours attentive. Autrefois, l'artisan aimait le printemps, ouvrait en grand les fenêtres pour respirer l'air frais plein de senteurs d'herbes fraîches et de fleurs épanouies. C'était l'époque heureuse de Marie. Depuis, il se dit que le printemps ne le concerne plus.

    C'est un petit homme, costaud, le visage osseux. À soixante-dix ans, Jean serait solide si les étourdissements le laissaient tranquille, il pourrait encore travailler de longues années. Son métier de boulanger-pâtissier, c'est sa vie ; il a eu la bonne idée d'inventer les dorés et n'a vécu que pour améliorer la qualité de ces brioches parfumées [...]" (extrait)

     

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    "L'ancien village minier drapé de brume se dessine sous un ciel clair.

    Deux terrils barrent l'horizon..."

    (Source Wikimedia Commons. Auteur : Hemmer. Terrils des mines de Lens)

     

    "Vers seize heures, le village semble dormir sous un ciel gris et une chaleur qui annonce l'orage. Saint-Sauveur, entièrement tourné vers son passé, se cherche désespérément un avenir que beaucoup voient dans la production des dorés. Mais comment oublier le bruit incessant de l'énorme roue qui tournait au sommet du chevalement, la poussière de charbon qui s'insinuait sur les draps de lit ? Ici, les fleurs étaient grises et personne ne s'en plaignait. Autour du puits 34, les bistrots, aujourd'hui transformés en habitations, ne désemplissaient pas. En attendant l'heure de descendre, les hommes buvaient de la bière, remplacés après leur départ par ceux qui étaient remontés. Les jours de paie, c'était la fête. Des bagarres éclataient entre les mineurs locaux et les Polonais, accusés de travailler pour une bouchée de pain. Ces jours-là, dans le coron, les enfants se tenaient à l'écart..."  (Extrait) 

     

    Le maire de Saint-Sauveur propose à Jean, avec une grande insistance, l'aide de la commune pour la création d'une entreprise qui fabriquerait et exporterait les dorés jusqu'en Chine, promettant de ne jamais laisser sortir du village la recette de ces brioches, recette encore tenue secrète par Jean. Mais ce dernier est tourmenté par les frasques de sa petite-fille, Anaïs, et par les lettres de menaces de mort qui se succèdent.

    "Dehors, Jean observe l'ancien coron transformé en petites habitations individuelles crépies de blanc. L'odeur délicate des tilleuls fleuris embaume. Les hirondelles patrouillent sur les toits. La vie est partout, souveraine, effrontée, mais Jean se sent absent du beau manège de l'été naissant." (Extrait)

    Dans un style d'écriture sobre, aux phrases souvent brèves, précises, Gilbert Bordes excelle à retenir l'attention du lecteur captivé qui veut aller toujours plus avant, emporté par l'anxiété tout au long de la narration du drame se déroulant sous son regard...

     

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    Prochainement, si vous le souhaitez, chers Lectrices et Lecteurs, nous irons à la rencontre d'un peintre allemand du XIXe siècle.