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John William Waterhouse, peintre préraphaélite dans son univers mythologique

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John William Waterhouse (vers 1886)

 

John William Watherhouse (1849-1917), peintre britannique néoclassique et préraphaélite, naquit en Italie, à Rome. Ses parents, Isabela et William Waterhouse étaient peintres. Lorsque John William Waterhouse eut cinq ans, sa famille s'établit en Grande-Bretagne, à Londres.

Le père de John William Waterhouse lui enseigna son art jusqu'à son admission à la Royal Academy, en 1870. Ses premières œuvres furent de facture très classique. En 1872, il exposa à la Société des Artistes britanniques. En 1874, à vingt-cinq ans, il présenta l'allégorie classique Sleep and his half-brother Death (Le Sommeil et son demi-frère la Mort) à l'exposition d'été de la Royal Academy où ce tableau fut très admiré. Presque tous les ans, jusqu'à sa mort, il poursuivit sa participation à l'exposition de la Royal Academy.

 

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Sleep and his half-brother Death (Le Sommeil et son demi-frère la Mort)

par John William Waterhouse (1874)

 

Il voyageait régulièrement à l'étranger, surtout en Italie, de 1877 à 1880. Il épousa la fille d'un professeur d'art, Esther Kenworthy, en 1883. Le couple n'eut pas d'enfant.

En 1895, John William Waterhouse fut élu membre de la Royal Academy of Arts. Le financier Alexandre Henderson (1850-1934) lui apporta son soutien et lui acheta de nombreux tableaux entre 1903 et 1917.

Très admiré pour son imagination, John William Waterhouse fut l'un des peintres britanniques les plus appréciés du XIXe siècle. Il connut la célébrité grâce à ses tableaux de femmes inspirés des thèmes de la littérature anglaise et de la mythologie grecque. Il éprouvait une grande passion pour les mythes d'Homère et d'Ovide, tels qu'ils ont été interprétés par William Shakespeare, Alfred Tennyson et John Keats. J. W. Waterhouse créa un type distinctif de beauté féminine intemporelle qui domina sa peinture. Fasciné par les mythes d'enchanteresses, il consacra une partie de son œuvre à la représentation de femmes fatales au charme vénéneux.

 

"Très connu de son vivant, John William Waterhouse disparaît ensuite rapidement dans le flot des peintres victoriens actifs à la fin du XIXe siècle. [...] Son éclectisme et son imagerie surannée expliquent en partie l'oubli dans lequel il tombe après sa mort. [...] On note cependant un regain d'intérêt pour sa peinture depuis les années 2000 : ses œuvres figurent désormais  dans plusieurs expositions monographiques ou collectives.

Sans révolutionner l'art de son temps, Waterhouse modernise l'esthétique préraphaélite par une approche moins réaliste et plus poétique de la peinture. La liberté de traitement et la spontanéité d'exécution dont il fait preuve à partir des années 1880 [...] le placent en marge des dizaines d'artistes anglais qui, au tournant du siècle, peignent toujours les mêmes thèmes dans le même style." (Delphine Gervais de Lafond)

 

"Il se révèle comme un "préraphaélite moderne", imprégné qu'il était de l'émotivité colorée de Rossetti, Millais et Holman Hunt, mais aussi entièrement pénétré par les innovations techniques captivantes qui surviennent en France à la fin du XIXe siècle." (Elizabeth Prettejohn)

 

Bibliographie :

. John William Waterhouse, le préraphaélite moderne par Delphine Gervais de Lafond (Éditions 50 Minutes, 2015).  

. J. W. Waterhouse (1849-1917) : Le préraphélite moderne par Elizabeth Prettejohn (BAI, 2009).

 

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Dans mes Albums d'Arts :

 

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The Lady of Shalott (1888) par John William Waterhouse

 

Le plus grand poète de l'ère victorienne, lord Alfred Tennyson (1809-1892) écrivit le célèbre poème romantique The Lady of Shalott, dont voici des extraits :

 

                "La Dame de Shalott

De chaque côté de la rivière s'étendent

De longs champs d'orge et de seigle,

Qui couvrent les plateaux et rejoignent le ciel ;

Et à travers les champs la route mène

Au très imposant Camelot ;

Et les gens vont et viennent,

Regardant où poussent les lys

Autour d'une île là en bas,

L'île de Shalott.

[...]

Quatre murs gris et quatre tours grises

S'ouvrent sur un espace de fleurs,

Et l'île silencieuse garde dans sa chaumière

La Dame de Shalott.

[...]

Là, elle tisse de nuit et de jour

Un tissu magique aux couleurs éclatantes,

Elle a entendu une rumeur dire

Qu'une malédiction s'abattrait sur elle si elle restait

À regarder en bas vers Camelot.

[...]

 Et parfois à travers le miroir bleu

Les chevaliers vont à cheval deux par deux

Elle n'a pas de loyal et fidèle chevalier,

La Dame de Shalott.

Mais dans son tissu elle se réjouit quand même

De tisser les spectacles magiques de son miroir,

Car souvent durant les nuits silencieuses

Des funérailles avec parades, lumières,

Et musique, allaient à Camelot ;

[...] 

Un bref salut des bords de sa chaumière,

Il chevaucha entre les gerbes d'orge,

Le soleil vint éclaboussant à travers les feuilles,

Et s'enflamma sur les guêtres cuivrées

Du brave Messire Lancelot.

[...]

Elle descendit et trouva une barque

Laissée à l'eau au-dessous du saule,

Et à l'angle de la proue elle écrivit

La Dame de Shalott.

[...]

Et à la fin du jour

Elle desserra la chaîne et s'allongea ;

Le courant l'emporta au loin

La Dame de Shalott. [...]"

(Sir Alfred Tennyson)

 

La Dame de Shalott, victime de la méchanceté d'une fée maléfique, reçut l'interdiction de regarder directement les spectacles et autres péripéties du monde extérieur. Condamnée à voir ce monde si vivant uniquement dans le reflet de son miroir, elle entreprit de tisser jour et nuit ce qu'elle apercevait, confiant à sa tapisserie les joies et chagrins éprouvés par des êtres humains dont elle ne pouvait qu'envier une existence dont elle était si cruellement éloignée.

Par une journée ensoleillée, la Dame de Shalott aperçut Lancelot dans son miroir. Refusant de ne voir que le reflet du chevalier, elle abandonna son miroir pour véritablement l'observer et déclencha ainsi la malédiction annoncée par la fée. Sous la tempête qui se produisit alors, la Dame de Shalott s'enfuit de sa demeure, prit une barque, en recouvrit l'un des bords avec la longue tapisserie tissée durant toute sa captivité et inscrivit sur la proue de l'embarcation : "La Dame de Shalott". Elle navigua en chantant une complainte vers Camelot où se trouvait Messire Lancelot. Son sang se gela peu à peu et son corps fut trouvé par Lancelot, les dames et les chevaliers de Camelot qui prièrent pour le repos de son âme.

 

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The Lady of Shalott (1888)

par J. W. Waterhouse

 

La Dame de Shalott, vêtue d'une robe blanche ornée d'une ceinture noire et de broderies ocre s'harmonisant avec la large tapisserie étendue sur la partie tribord de l'embarcation, tient la chaîne qui l'attache encore à la vie. Sa longue chevelure rousse semble parée pour affronter la tempête qui éteindra la dernière des trois chandelles, près de la proue, symbolisant la vie.

La Dame de Shalott, qui tente d'échapper à un destin imposé dès sa naissance, est la seule touche de clarté du tableau. La barque, l'eau, la végétation automnale et, à l'arrière-plan, les arbres immenses créent un environnement sombre, étouffant, présage d'un drame inéluctable...

 

Lien indiqué dans son commentaire par Jean-Claude que je remercie infiniment :

https://www.youtube.com/  (The Lady of Shalott by Loreena McKennit with Lyrics)

 

Article en liaison avec "Edward Robert Hughes, peintre préraphaélite britannique" (La Dame de Shalott, 1905, par William Holman Hunt et Edward Robert Hughes :

http://aufildespagesavecoceane.hautetfort.com/archive/2017/01/25/edward-robert-hughes-peintre-preraphaelite-britannique-5903196.html

  

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Ulysse et les Sirènes (1891) par John William Waterhouse

 

Ulysse, héros grec, roi légendaire d'Ithaque, fils de Laërte, époux de Pénélope et père de Télémaque, a ordonné à ses rameurs de se protéger de la musique et des voix des sirènes, réputées comme les plus belles du monde, mais aussi extrêmement dangereuses, car les marins, envoûtés par leurs chants, ne songent plus à diriger leur embarcation qui se fracasse contre les falaises. Les sirènes peuvent ainsi dévorer les cadavres. Ces génies funèbres et sanguinaires ont une tête et un buste de femme sur un corps d'oiseau. Les marins portent un bonnet emprisonnant leurs oreilles, J. W. Waterhouse ayant remplacé, pour une raison de visibilité, par des bonnets de diverses couleurs la cire d'abeille conseillée par la magicienne Circé.

Ulysse, poussé par une intense curiosité, veut entendre les voix et les chants des sirènes. Il s'est fait attacher au mât et six sirènes convergent vers lui. Une septième tente d'envoûter un rameur.

Le bateau semble être enfermé entre d'immenses falaises sombres et abruptes et son équipage livré à la perversité des sirènes au visage et à la somptueuse chevelure des femmes préraphaélites qu'aime peindre J. W. Waterhouse.

Ulysse fixe intensément son regard sur deux yeux peints au creux de la poupe afin de ne pas succomber aux mélopées suggestives et fascinantes des sirènes. Conscients du péril qu'ils encourent, les marins rament vigoureusement pour éloigner le navire des hallucinantes musiciennes.

Source : http://artifexinopere.com/?p=1136

 

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Windflowers (1903) par John William Waterhouse

 

John William Waterhouse a peint une série de tableaux de femmes luttant contre le vent dans des paysages bucoliques.

Dans la toile Windflowers, une jeune femme vue de profil, le visage aux traits fins, de longs cheveux auburn, vêtue d'une tunique blanche aux bordures couleur des fleurs de l'impatiente (ou balsamine) assorties à sa robe dont on aperçoit les manches et le bas, avance pieds nus, résistant au vent qui la pousse. Elle maintient sa chevelure d'une main et, de l'autre, tente de protéger  dans un pan retroussé de sa tunique un bouquet de fleurs qu'elle vient de cueillir.

La végétation ployant sous le vent, les innombrables fleurs des champs entourant la jeune femme, le ruisseau qui traverse le paysage, les arbres en fleur contribuent à la charmante poésie de ce tableau. À l'arrière-plan, les montagnes mauves que l'on aperçoit entre les arbres verdoyants prolongent cette harmonie de douces nuances.

 

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Boréas (1903) par John William Waterhouse

 

Avec la toile Boréas John William Waterhouse peint une jeune femme brune, vue de profil, aux traits fins, drapée dans un voile indigo qui l'enserre gracieusement. Un de ses bras est dénudé et maintient en un geste charmant le voile sur sa tête alors que le tissu, gonflé par le souffle puissant du vent du nord, dont la personnification est Borée dans la mythologie grecque, se transforme en une corolle semblant vouloir protéger le visage de la jeune femme. Une fleur blanche est posée sur son oreille. Sa robe d'un bleu profond, également en voile, est ornée de fleurs.

Parmi la végétation sombre, quelques fleurs blanches apportent des notes claires, tandis qu'à l'arrière-plan d'énormes nuages floconneux, d'une blancheur de neige, sont, comme la jeune femme qui résiste, poussés par le vent du nord.

 

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Ophelia (1910) par John William Waterhouse

 

John William Waterhouse a peint trois versions de la mort d'Ophélie, mais aucune d'entre elles ne montre l'héroïne shakespearienne se noyant, contrairement aux toiles conçues par John Everett Millais, peintre britannique (Ophélie, 1851 - 1852), et par les peintres français Eugène Delacroix (La Mort d'Ophélie, 1853, entre autres tableaux d'une série représentant la mort d'Ophélie) et par Alexandre Cabanel (Ophélie, 1883).

 

Ophélie, ou Ophelia, a inspiré de nombreux peintres du XIXe siècle. Personnage de la tragédie Hamlet (ou La Tragique Histoire d'Hamlet, prince de Danemark, 1603) de William Shakespeare, Ophélie est la fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi du Danemark. Bouleversée par le gâtisme de son père, la jalousie de son frère et l'attitude incompréhensible de Hamlet qui feint de ne pas l'aimer, elle devient folle et se noie.

"C'est là qu'elle est venue, portant de fantasques guirlandes de renoncules, d'orties, de marguerites et de ces longues fleurs pourpres que les bergers licencieux nomment d'un nom plus grossier, mais que nos froides vierges appellent doigts d'hommes morts." (Extrait des Œuvres complètes de William Shakespeare, tome 1, 1859, Paris, Pagnerre - cité par Delphine Gervais de Lafond).

 

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Ophélie (1851-1852) par John Everett Millais

 

Le poète français, génie précoce, Arthur Rimbaud (1854-1891), fut aussi inspiré par la triste Ophélie :

 

                                  "Ophélie

                                          I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles

La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,

Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...

- On entend dans les bois lointains des hallalis.

 

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie

Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir ;

Voici plus de mille ans que sa douce folie

Murmure sa romance à la brise du soir.

 

Le vent baise ses seins et déploie en corolle

Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;

Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,

Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

 

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;

Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,

Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :

- Un chant mystérieux tombe des astres d'or."

 

                                      II

Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !

Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !

- C'est que les vents tombants des grands monts de Norwège

T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;

 

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,

À ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ;

Que ton cœur écoutait le chant de la Nature

Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;

 

C'est que la voix des mers folles, immense râle,

Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;

C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,

Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !

 

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !

Tu te fondais à lui comme une neige au feu :

Tes grandes visions étranglaient ta parole

- Et l'Infini terrible effara ton œil bleu ! 

 

                                   III

Et le poète dit qu'aux rayons des étoiles

Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,

Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,

La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys."

(Arthur Rimbaud)

 

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Ophelia (1910) par J. W. Waterhouse

 

John William Waterhouse a peint ici une jeune femme au masque tragique, l'air égaré. Ses longs cheveux, d'une couleur proche de celle de l'arbre auquel elle s'appuie un instant, le corps penché en avant, peut-être dans sa course folle à la rencontre de la Mort, sont parsemés de fleurs sauvages.

Elle tient dans un pan de sa robe deux bouquets de fleurs. À l'arrière-plan, sur un pont en bois, deux femmes la regardent, tandis qu'Ophelia leur tourne le dos. Derrière elle, des nénuphars, sur l'eau, semblent attendre l'imminente fin tragique de la pauvre désespérée.  

 

Bibliographie : Sir John Everett Millais et l'obsession du détail par Delphine Gervais de Lafond (Éditions 50 Minutes). 

 

Autres liens indiqués dans son commentaire par Jean-Claude (grand merci à ce Lecteur) :

http://likeamelody.fr/ (Vintage : Nick Cave et Kylie Minogue - Where the Wild Roses Grow)

. http://www.universalmusic.fr/2434-alain-bashung (Alain Bashung : Fantaisie Militaire) 

. http://disc-cover (P J Harvey et Ophelia).

 

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Commentaires

  • Bonjour, Océane.

    Avec ces superbes toiles de John William Waterhouse, vos Albums d’Arts s’enrichissent encore… Si je ne résiste pas au charme de ces beautés féminines intemporelles que vous avez choisies, et que j’avais déjà eu la chance de découvrir et d’admirer ailleurs, j’ai beaucoup aimé cette toile « Ulysse et les sirènes » et apprécié vos explications, puis appris sur le site de Jacques Bousquet (en utilisant la loupe bien utile) que cette œuvre présente une traduction, en couleurs, en grandes dimensions et en perspective, de la scène en 2D d’un vase du British Museum. (ce site « artifex in OPERE » est en outre très intéressant par ce qu’il nous apprend sur Dürer et bien d’autres points : je l’ai placé dans une liste de sites favoris…).

    « The Lady of Shalott » m’a remis en mémoire une chanson de l’artiste canadienne Loreena McKennitt que l’on peut écouter sur You Tube, une chanson de 1991 (dont les paroles sont extraites du long poème écrit par Lord Alfred Tennyson) :
    https://www.youtube.com/watch?v=80-kp6RDl94

    Cette artiste canadienne chante cette « Lady of Shalott » dérivant sur sa barque jusqu’à la mort. J’ai lu, événement troublant, qu’elle a elle-même perdu en 1998 son fiancé, noyé avec deux autres personnes dans un accident de ... bateau ! Elle choisit ensuite de s’impliquer dans de multiples œuvres caritatives comme sa Fondation « Cook Rees Memorial Found » créée en mémoire de son fiancé, vouée au sauvetage et à la sécurité en mer, ou comme un co-financement du Fonds de Secours de la Société du Croissant Rouge turc et de la Croix Rouge hellénique ...

    « The Lady of Shalott » m’a aussi remis en mémoire cette autre chanson des Australiens Nick Cave et Kylie Minogue…
    http://likeamelody.fr/2015/12/vintage-nick-cave-et-kylie-minogue-where-the-wild-roses-grow/
    … car les images du clip font référence au tableau « Ophelia » du peintre britannique John Everett Millais (1829-1896) conservé à la Tate Britain, à Londres, un cadeau de Henry Tate à la nation, que vous présentez dans vos Albums d’Arts : l’iconographie est similaire, dans la position des mains, la lumière sur le visage, la présence du saule pleureur qui est le symbole d’un amour abandonné, les roses qui renvoient à l’amour et à la pureté. La chanson dégage une certaine douceur, paradoxale pour une telle scène, tout comme la peinture…

    Je m’en voudrais de terminer cette « note musicale » sans vous parler de la pochette de l’album « Fantaisie militaire » du regretté Alain Bashung, elle aussi inspirée, de toute évidence, du poème de Millais : http://www.universalmusic.fr/2434-alain-bashung-fantaisie-militaire-en-super-deluxe-edition.html
    D’ailleurs, bien d’autres artistes de la chanson s’en sont également inspirés :
    http://disc-cover.over-blog.com/2016/03/pj-harvey-et-ophelia.html

    Je vous souhaite une belle journée...

    PS : j’ai emprunté hier à la bibliothèque de ma ville ce livre de Queffélec « les noces barbares » dont les premières pages vous avaient terrifiée et que vous n’avez jamais regretté d'avoir dévoré jusqu'à l'ultime page... Je n’en suis qu’aux toutes premières pages : je partage votre premier sentiment…

  • Bonjour, Jean-Claude,

    Merci infiniment pour ce "commentaire musical" inattendu, si passionnant, et dont les liens, que j'ai immédiatement reportés dans l'article, conduisent à des sites tellement agréables à écouter, à lire aussi.

    Ce fut pour moi un plaisir rare et de délicieux instants de grâce d'entendre la voix pure de Loreena McKennitt chantant "The Lady of Shalott", Loreena McKennitt, cette belle âme s'impliquant dans tant d'oeuvres humanitaires!

    Puis, j'ai écouté la douce et terrible ballade de Nick Cave et Kylie Minogue, avec son inquiétante sentence "All beauty must die" (Toute beauté doit mourir). Ce lien a rejoint Ophelia comme celui de "Fantaisie Militaire" d'Alain Bashung et celui menant à la pochette de P J Harvey, "To Bring You My Love", une autre découverte pour moi.

    Merci encore, Jean-Claude, pour ce commentaire si riche de tant d'apports ! Je vous souhaite à vous aussi une très belle journée.

    P.S. : Je pense que vous ne regretterez pas, vous non plus, de poursuivre la lecture des "Noces barbares" de Yann Queffélec !

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